Les deux premières colonnes sont ornées cénotaphes monumentaux. À droite en regardant vers l’arrière surmontée du saint patron en marbre blanc de Michel Angeliwenoni, décédé en 1625, chirurgien des archiducs Albert et Isabelle. Il assista aux obsèques de sa patiente, l’archiduchesse Isabelle, gouvernante des Pays-Bas.
En face à la grande colonne au sud on aperçoit un autre remarquable monument funéraire du chevalier Charles de Bourgeois, membre du Grand Conseil de Brabant, appartenant à une grande famille bruxelloise qui avait été admise au lignage Sleeus. Il avait épousé Adrienne van der Noot. Charles de Bourgeois fut chargé par les archiducs Albert et Isabelle de remettre en état les églises de l’évêché qui avaient souffert des affres des guerres de religion. On y lit cette belle épitaphe latine, remplie de jeux de mots qui se traduit par « Aimé et renommé par sa fonction, décédé le jour de la Toussaint en pensant aux choses encore plus saintes, décédé mais pas parti. » Au sommet du monument, on découvre un sablier, symbole du temps qui passe et de la vie qui nous échappe, ainsi que la tête de Charles de Bourgeois. La ressemblance avec celle peinte dans le cartouche de la barque du 17e siècle, posée sous la grande rosace dans le transept sud, fait qu’on estime qu’il en fut le donateur.
Les textes se retrouvent traduits dans les codes QR au bas des monuments.
Mise en lumière des cénotaphes accrochés aux premières colonnes de la nef.
Date :
Septembre 2025


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