Inauguration en l’église Notre-Dame des Victoires au Sablon du triptyque restauré, offert par Charles de Tisnacq et son épouse.

Date :

2025

Face avant avec les donateurs puis copie par Alonso Coello du « Noli me tangere » du Titien commandé par le roi Philippe II. Puis la face arrière du triptyque Tisnacq qui reproduit cette oeuvre.

Ce soir-là nombre de spécialistes et amateurs d’art sont venus écouter en l’église les conférences de Madame Sophie Mortier, Conservatrice-restauratrice de peintures de chevalet depuis plus de 20 ans et du Dr Anne Delvingt, historienne de l’art.
Daniel van Steenberghe, fondateur du Fonds des Amis de l’église souligna que non moins de 6 tableaux qui ont été restaurés en l’église depuis 2018. Ceci permit d’attribuer une œuvre à Abraham Janssen ou de faire des découvertes. « L’Assomption » est peint sur un tableau protestant sous-jacent (!) et les panneaux de la Résurrection de Michel Coxcie ont des poinçons de la ville de Bruxelles inconnus jusqu’à présent. Cinq des six tableaux restaurés le furent par Madame Sophie Mortier, celle-ci expliqua son travail sur place pendant 9 mois.
En détachant les panneaux du mur Sophie Mortier découvrit à l’arrière un magnifique « Noli me tangere » qui n’était pas connu et même pas repris dans l’inventaire photographique de l’IRPA. Le hasard veut que le triptyque de Michel Coxcie « La Résurrection » qui lui fait face a également un Noli me tangere à l’arrière mais là en grisaille.
Grâce à une restauration minutieuse l’exceptionnelle qualité picturale de l’œuvre fut mis en lumière tant pour le recto que le verso.

Le Dr Anne Delvingt fut chargée d’une mission de recherche afin de tenter d’identifier le peintre et de comprendre l’absence du panneau central. L’absence d’archives rendait la tâche particulièrement ardue. En effet l’église fut construite par le Serments de arbalétriers qui mis les archives dans la Maison du Roi sur la Grand-Place. Celle-ci brula lors du bombardement de la ville par les troupes françaises à la fin du XVIIe siècle.
Anne Delvingt découvrit que l’arrière était une copie conforme d’un Noli me tangere du Titien peint pour Marie de Hongrie (qui fut baptisée à Notre-Dame au Sablon). L’œuvre a disparue, mais fut copiée sur ordre du Roi Philippe II par Alonso Sanchez Coello. Charles de Tisnacq qui suivit le Roi Philippe II à Madrid a pu la voir. L’auteur du triptyque n’a pas été identifié mais on pense à un grand maitre tel par exemple Pourbus ou Coxcie

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Le Fonds des Amis de l’église Notre-Dame au Sablon fait appel à la générosité de toutes celles et ceux qui ont à cœur de préserver le patrimoine artistique de cette église qui joua un rôle éminent dans la vie de Bruxelles et du pays.

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